juin 4, 2026 · Global health

Teach to Reach 14 Replay: Vingt ans d’épidémiologie, et elle découvre ce virus par un courriel

Teach to Reach 14 Replay

Demandez votre invitation pour rejoindre Teach to Reach

La Fondation Apprendre Genève anime Teach to Reach, une plateforme d’apprentissage par les pairs pour les personnes qui travaillent pour la santé, et ses séances mensuelles suivent en principe un programme annoncé. En juin 2026, la Fondation a changé de programme. Alors que la maladie à virus Bundibugyo progressait en République démocratique du Congo et en Ouganda, les animateurs ont mis de côté le rapport climat qu’ils devaient lancer et ont donné l’heure aux soignants des deux côtés de la frontière touchée. À la fin de la séance, ils ouvraient une formation co-construite avec les scolaires des deux pays.

Une infirmière devenue épidémiologiste, vingt ans de métier, dit qu’elle n’avait jamais entendu parler de cette maladie avant de recevoir l’invitation à cette séance. Elle s’est connectée pour comprendre. Un intervenant de Goma décrit au même moment des soignants qui marchent à pied vers les malades, frontière et aéroport fermés. Cette heure met ces deux réalités dans la même salle.

De quoi il s’agit

Ceux qui sont dans la riposte parlent. Ceux qui n’y sont pas posent leurs questions. Ceux qui ont vécu les épidémies précédentes transmettent ce qu’ils en ont retenu. Puis la Fondation demande à la salle ce que doit contenir la formation, et ouvre les inscriptions pendant que les messages arrivent encore.

Qui prend la parole

Un ingénieur agronome et entrepreneur social à Goma. Un médecin du Kasaï central, expert en riposte, engagé dans des ripostes précédentes. Un médecin de Goma qui a travaillé pour l’Organisation mondiale de la santé sur une riposte Ebola entre 2018 et 2020, et sur une épidémie de l’espèce Bundibugyo en 2012. Un épidémiologiste de terrain au Sénégal, un ancien scolaire du Tanganyika, une infirmière accoucheuse en Afrique du Sud, une ambassadrice de la Fondation. Plusieurs découvrent la Fondation ce jour-là.

Ce qui se passe

  1. Une question ouvre la séance et vaut pour tous: quand avez-vous entendu parler de cette maladie pour la première fois, et que voulez-vous savoir de ceux qui sont dans la riposte.
  2. Les animateurs rappellent et appliquent les règles de parole à voix haute: équité de genre, équité géographique, deux à trois minutes, présentez-vous.
  3. Un médecin passé par les ripostes précédentes donne ses consignes aux équipes en poste, et insiste sur un point que les protocoles disent mal: protégez-vous vous-mêmes.
  4. Un ancien scolaire d’une province voisine demande exactement ce qui lui manque: la forme que prennent les rumeurs, et les signes cliniques qui ne ressemblent pas à ceux des autres épidémies.
  5. La Fondation annonce la formation et ouvre les inscriptions dans la minute.

Pourquoi regarder

  • Une soignante d’Afrique du Sud enchaîne cinq questions en trente secondes, dont celle-ci: comment les communautés réagissent-elles à ce que nous leur imposons. Si vous préparez un plan de riposte, elle vient de vous écrire votre ordre du jour.
  • Un intervenant explique que la surveillance se relâche entre deux épidémies, dans des zones qui rechutent toujours. Le problème se déplace alors de la riposte vers la vigilance.
  • Un autre décrit l’écart entre les mesures décidées en urgence et ce que la communauté en comprend, en partant de la manière dont on vit en famille. Vous entendez pourquoi un message juste peut échouer.
  • Plusieurs participants découvrent cette maladie par le courriel d’invitation. Cela montre à quelle vitesse l’information circule dans un réseau de pairs, et à quelle vitesse elle ne circule pas ailleurs.
  • Les animateurs relèvent en direct le trop faible nombre de femmes qui prennent la parole, et disent pourquoi cela compte quand les femmes assurent les soins familiaux et occupent les postes les plus exposés.

Ressources et accès

La Fondation Apprendre Genève finance votre participation, ces formations ne coûtent donc rien.

Dites-nous en un commentaire la question que vous poseriez à un collègue actuellement dans la riposte. Partagez cette vidéo avec un collègue d’une province voisine qui n’a pas encore de cas.