Demandez votre invitation pour rejoindre Teach to Reach
La Fondation Apprendre Genève anime Teach to Reach, une plateforme d’apprentissage par les pairs pour les personnes qui travaillent pour la santé. Au lieu de faire venir des experts pour dire aux soignants quoi faire, la Fondation leur demande de décrire par écrit ce qu’ils ont réellement fait, analyse ces récits, et les leur rend sous forme de rapports et de formations. Deux jours avant la Journée mondiale contre le paludisme 2026, elle a publié le rapport Paludisme: inverser la tendance, tiré de plus de 1 000 contributions écrites de professionnels de santé de plus de 70 pays, et ouvert une formation par les pairs construite à partir de ces récits.
Un ancien directeur départemental de la santé d’Abidjan, à la retraite depuis décembre, prend la parole le premier. Il ne la prend pas pour raconter sa carrière. Il dit qu’il ne va plus aux séminaires, que le paludisme évolue, et qu’il veut savoir ce qui a changé. Une médecin de santé publique en Haïti enchaîne avec sa propre question sur l’élimination. Dans cette heure, ce sont les soignants qui posent les questions.
De quoi il s’agit
Pendant les semaines qui ont précédé, des professionnels de santé ont répondu par écrit à une vingtaine de questions sur le paludisme. La Fondation a organisé ces réponses par thèmes, puis a consacré cette heure à les leur restituer et à leur demander de les confronter à leur propre semaine de travail. Les animateurs refusent les généralités à voix haute et réclament le fait précis.
Qui prend la parole
Des médecins, des infirmières, des cadres de district et des responsables d’organisations locales, depuis la Côte d’Ivoire, Haïti, la République démocratique du Congo, le Cameroun et le Sénégal. Chacun a répondu aux questions envoyées avant l’événement, ce qui lui a valu son tour de parole.
Ce qui se passe
- Deux invités d’honneur posent leurs propres questions aux collègues du monde entier, au lieu d’écouter un exposé.
- Une animatrice ouvre le rapport à l’écran, puis renonce à le faire défiler. Elle tape sa question en français, et l’intelligence artificielle répond en citant les expériences des collègues. Vous pouvez interroger les mêmes 1 000 récits en quelques minutes, sans lire un document de plusieurs centaines de pages.
- Les animateurs disent ce que l’expérience prouve et ne prouve pas: un cas ne garantit rien ailleurs, l’expérience est forte sur le contexte et faible sur la généralisation, et quand vos données contredisent le récit d’un collègue, cherchez la cause au lieu de choisir un camp.
- La démonstration d’inscription se fait en direct, erreurs comprises: l’adresse électronique mal tapée, la case des conditions non cochée, le second compte créé pour rien.
Pourquoi regarder
- Une professionnelle chevronnée se trompe en direct dans son inscription, recommence depuis le début, et explique pourquoi. Si une plateforme vous a déjà découragé, cette séquence vous fait gagner une demi-heure.
- Vous pouvez poser au rapport une question précise sur votre région et obtenir la citation qui la fonde. Cela change ce que vous pouvez tirer d’un rapport en une pause déjeuner.
- Une partie de l’interface reste en anglais. Les animateurs le disent franchement et montrent comment franchir l’obstacle, plutôt que de faire semblant que le problème n’existe pas.
- Un consultant multipays raconte son passage de bon technicien à responsable de l’apprentissage. Cela donne une idée concrète de ce que la participation change dans une carrière.
- Le réseau REACH réunit plus de 4 000 organisations et responsables de la santé, et les animateurs expliquent comment on y entre.
Ressources et accès
- Le rapport paludisme et la lettre d’information qui le présente, en français, téléchargement gratuit.
- Paludisme: inverser la tendance, apprendre de l’expérience des acteurs de terrain. Sans frais, avec certification.
- Des professionnels de santé de 30 pays ont depuis commencé cette formation ensemble.
La Fondation finance votre participation, les formations ne coûtent donc rien. Vous décrivez votre propre travail, trois collègues vous lisent et vous répondent, et la Fondation publie ce que le réseau apprend. Les tours de parole vont à ceux qui ont contribué avant la séance.
Dites-nous en un commentaire ce que votre dernier patient fébrile avait déjà pris avant d’arriver chez vous. Partagez cette vidéo avec un collègue qui tient une officine, car c’est là que commence le plus souvent le traitement.
